Anne Hébert - Cahiers Anne Hébert
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Cahiers Anne Hébert

Cahiers, no. 1 Lectures d'Anne Hébert : Aliénation et contestation
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(Protocole/colonne de gauche).

Cahiers, no. 2 Anne Hébert et la modernité
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Cahiers, no. 3 Traductions d’Anne Hébert 
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Cahiers, no. 4 Anne Hébert et la critique
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Cahiers, no. 5 La vision poétique dans l’œuvre d’Anne Hébert
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Cahiers, no 6 Le temps sauvage selon Anne Hébert    
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Cahiers, no 7 Filiations. Anne Hébert et Hector de Saint-Denys Garneau    
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Cahiers, no 8 Féminin/masculin dans l'œuvre d'Anne Hébert        
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Cahiers, no 9 Les lieux hébertiens
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Cahiers, no 10 Quinze ans dans l'œuvre d'Anne Hébert, 1958-1973   
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Cahiers, no 11 La revenance chez Anne Hébert
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Cahiers, no 12  Regards asiatiques sur l’oeuvre d’Anne Hébert
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Cahiers, no 13  Legs d’Anne Hébert  - Lectures, intertextualités, transmission
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Cahiers, no 14  Sexualité(s) dans l’oeuvre d’Anne Hébert
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Cahiers, no 15  Anne Hébert, le centenaire: réception, traduction, enseignement de l’oeuvre
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(résumés)

La modernité comme travail du sujet chez Anne Hébert par Robert Harvey (no 2)
Après une brève définition de la modernité au sens général du terme, l’article tente de démontrer en quoi le travail du sujet chez Anne Hébert participe de la modernité littéraire. La première partie traite plus spécifiquement du sujet comme être problématique dans Les Songes en équilibre; la seconde, du sujet comme travail énonciatif dans Le Tombeau des rois. On s'intéresse tout particulièrement à la fluctuation des instances énonciatives ou locuteurs, dans les quatre premiers poèmes du Tombeau des rois : " Au seuil d’une fontaine ", " Sous la pluie ", " Les grandes fontaines " et " Les pêcheurs d’eau ". Puis on voit en quoi ces opérations linguistiques de l’énonciateur créent une " subjectivité kaléidoscopique " qui donne son sens au texte. L’article se termine par un bref aperçu de la distribution des indices énonciatifs pour l’ensemble du recueil.
(texte remanié d’une conférence donnée à l’Université de Sherbrooke)


La traduction à sa juste mesure par Robert Harvey
(no 3)
Toute bonne traduction devrait pouvoir rendre compte le plus fidèlement possible des nuances du texte à traduire, surtout en poésie où ces nuances sont tout le poème. L'exercice auquel donne lieu ce texte consiste à comparer les quatre traductions du poèmes « La chambre fermée », au moyen du relevé et de l'analyse de leurs différences par rapport au texte de départ. Nous démontrons que ces différences, loin d'être uniquement stylistiques, relèvent le plus souvent de l'interprétation. Considérant la précision des textes d'Anne Hébert, nous nous interrogeons sur les raisons qui justifient ces différences parfois importantes entre les quatre versions. En conclusion, nous proposons une nouvelle version qui tend à retenir les meilleurs aspects de chacune de ces traductions pour les combiner en un seul texte.
(texte remanié d’une conférence donnée à l’Université de Montréal)


Réception et récupération du Tombeau des rois : l’allégorie-écran de l’interprétation identitaire par Robert Harvey (no 4)
Un texte de Jacques Michon, publié dans Actes du colloque de la Sorbonne, sert d’amorce à cette réflexion sur la réception du Tombeau des rois et son incidence sur l’interprétation. À travers l’analyse des états successifs du discours critique, nous suivons les relais qui conduisent progressivement la critique à modifier sa perception de l’œuvre hébertienne, alors que s’opère un déplacement d’accent, du symbolisme poétique comme idée communautaire dans les années 1940-50, au symbolisme poétique comme idée politique dans les années 1950-60. En nous appuyant sur l’esthétique de la réception et la sémiologie de la lecture, nous tentons par la suite de démontrer en quoi cette interprétation de l’œuvre, axée sur l’identitaire, fait écran au texte. Par l’analyse des lacunes dans le fonctionnement de l’acte de lecture, nous relevons finalement quelques-uns des aspects importants du texte occultés par l’allégorie politique. 

(texte remanié d’une conférence donnée à l’Université de Sherbrooke)


L’enfance spectrale à la fracture dans Les Fous de Bassan par Robert Harvey (no 5)
Dans Les Fous de Bassan, comme dans tous les grands récits d’Anne Hébert, l’enfance en allée est toujours aux fondements du songe et responsable du drame. Ce que vient rappeler d’entrée de jeu l’autotexte tiré du Tombeau des rois placé en position inaugurale du chapitre « Olivia de la Haute Mer, sans date ». Nous étudions d’abord la fonction matricielle de ce texte-origine sur le texte centreur pour mieux comprendre l’aliénation spectaculaire dont est victime Olivia de la Haute Mer depuis « l’envers du monde ». Cette réversion, opérée en secret selon les lois d’une alchimie complexe, constitue par la suite l’objet de toute notre attention, alors que nous analysons le songe de Stevens, ainsi que la relation triangulaire qu’il établit avec Nora et Olivia comme catalyseur de sa violence. Finalement, après nous être interrogé sur la véritable identité du tueur, nous en arrivons à mesurer toute l’importance de cette hantise de rédemption de l’enfance et ses conséquences tragiques.
(texte remanié de la conférence de clôture donnée à l’Université de Toronto)


Origine, nature et finalité du songe dans Le tombeau des rois par Robert Harvey (no 14)

Le songe a souvent été associé au rêve ou à la rêverie sans qu’on puisse en déter­miner la nature exacte. L’usage du mot lui-même semble appartenir au registre vieilli et connoter une époque révolue en littérature. Pourtant, Anne Hébert n’hésite pas à en faire le point nodal de son oeuvre. Le titre de son premier recueil, Les songes en équilibre, sert de vecteur à ce projet d’écriture qui trouve son aboutissement dans Le tombeau des rois, ainsi que dans les oeuvres subséquentes. Cet article fait d’abord brièvement le point sur la théorie du songe pour en préciser les enjeux et souligner sa pertinence. On y définit ensuite le songe dans son fonctionnement psy­chique en regard de son application littéraire chez Anne Hébert. En quoi l’enfance peut-elle par ailleurs en constituer l’origine ou le déclencheur ? Comment le recueil trouve-t-il son unité et son homogénéité à l’intérieur du cadre-songe ? Quel est le but de la quête obstinée qu’entreprend la songeuse ? Qui est l’auteur du songe ? Pourquoi enfin ce combat perpétuel ou polémos au coeur du songe ?

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